Ma pierre à l’édifice

Le 5 décembre 2011 j’ai procédé avec le Préfet Pierre Monzani à la pose de la première pierre du nouveau Conservatoire de Musique et de Danse de Melun. Par ce geste symbolique il est évident qu’une étape est franchie. Celle qui nous fait passer de la patience dans l’élaboration à l’impatience de la réalisation. Il y a bientôt dix ans s’enclenchait le processus qui aboutit aujourd’hui à la pose de la première pierre d’un bâtiment qui regroupera en un même lieu toutes les disciplines de l’enseignement musical et de la danse. Ma volonté était que cette structure ait un rayonnement communal et intercommunal et qu’à l’avenir elle élargisse son périmètre d’attraction au département voire à la région.

Cette réflexion de dix années faisait suite à un constat : les locaux actuels du boulevard Victor Hugo et les salles du Passage Armstrong et de l’école Pasteur ne répondent en rien aux normes actuelles et sont indignes d’une ville Préfecture. Pour les familles, les élèves, les professeurs, le temps perdu en déplacements est considérable mais pire encore les conditions matérielles d’enseignement s’en trouvent dégradées. Si le Conservatoire de Musique et de Danse de Melun a conservé son agrément jusqu’aujourd’hui c’est uniquement en raison de l’excellente qualité de son corps professoral. Chez ces derniers, la passion de la musique et de la danse le dispute à l’amour pour la transmission du savoir.

Parce que cette situation n’est plus tolérable je m’étais engagé dès 2008, avec l’équipe municipale élue, à construire un nouveau Conservatoire de Musique et de Danse. J’ai confié la mission d’élaboration d’un projet pédagogique à Colette Mélot, Adjointe en charge des Affaires Culturelles et Sénatrice de Seine et Marne, afin de bâtir un projet ambitieux pour l’enseignement de ces deux arts fondamentaux. Ce que nous offrirons aux Melunais est ambitieux, d’un point de vue architectural mais aussi parce qu’il s’élèvera dans le quartier de Montaigu au cœur de la rénovation urbaine. Nous avons décidé, malgré les vents contraires de l’opposition, de mettre la culture au centre dela Politiquedela Villeà Melun.

Qui peut encore dire aujourd’hui, sauf à s’enfermer dans un élitisme qui va à rebours de idéaux dela République, que la culture est réservée à quelques privilégiés ? Certainement pas moi. J’en veux pour preuve qu’aujourd’hui les élèves des quartiers des Hauts de Melun n’ont jamais été aussi nombreux à fréquenter les cours du Conservatoire. Issus des quartiers Schuman, Jules Ferry, Mézereaux, Almont, ils représentent aujourd’hui 37,5 % des élèves Melunais alors qu’ils n’étaient que 25 % en 2004. Notre travail de sensibilisation dans les écoles de Melun s’est donc révélé payant. Avec ce nouveau Conservatoire nous affichons notre volonté d’offrir un lieu de partage et d’échange pour l’avenir.

C’est à mon sens l’ambition même dela Politiquedela Villeque de vouloir briser les frontières sur le territoire pour faire en sorte que la ville soit un tout et non plus un ensemble segmenté quartier par quartier. Le choix de la localisation est un choix cohérent avec d’autres décisions d’implantation commela Maisonde l’Enfance dans le quartier de Montaigu oula Médiathèqueau cœur de l’Ile de Melun. Pour l’unité du territoire il est essentiel de ne pas concentrer tous les équipements dans un seul secteur dela Villemais au contraire de les répartir judicieusement. L’Agence Nationale pour Rénovation Urbaine ne s’y est d’ailleurs pas trompée puisqu’elle a accepté de financer notre projet à hauteur de 915 000 €.

C’est d’ailleurs, et j’avoue ma satisfaction, le seul projet culturel d’envergure que l’ANRU finance en Ile-de-France en matière de PRU. A nos côtés nombreux sont les partenaires financiers qui nous ont fait confiance : l’ANRU,la RégionIlede France, le Conseil Général de Seine-et-Marne à travers le Contrat C3D, l’Europe à travers le FEDER, l’ADEME pour les efforts faits dans la construction de ce bâtiment en matière d’économie d’énergie avec notamment le raccordement à la géothermie et l’Etat qui, dans la répartition dela Dotationde Développement Urbain2011 atenu à accompagner ce projet en raison de la pertinence de sa localisation mais aussi en raison de la cohésion sociale qu’il renforce.

Le Groupement d’Architectes DEFRAIN SOUQUET DeSo Associés, qui a été retenu par le jury de concours, a désormais la lourde mission de livrer un bâtiment à la fois esthétique et fonctionnel. Je fais confiance à ce cabinet d’architectes, à toutes les entreprises qui viendront travailler sur ce chantier et aux Ingénieurs et Techniciens dela Villequi contrôleront, avec mon Adjointe aux Travaux, Renée Wojeik, le bon déroulement du chantier qui démarrera au printemps prochain. A l’automne 2013, nous inaugurerons le nouveau Conservatoire de Musique et de Danse de Melun auquel un nom aura été donné après une large concertation avec les usagers.

Mettre à la disposition des équipements culturels pour tous les habitants, pour toutes les générations, c’est non seulement croire en l’avenir mais c’est surtout croire en l’homme, en son génie créateur et en son aspiration vers le beau. Je considère que nous avons le devoir, en tant qu’Elus, de ne pas sacrifier sur l’autel de la rigueur budgétaire nécessaire, les dépenses d’investissement à caractère culturel et c’est pourquoi, avec mon équipe, nous assumons le choix de construire ce nouveau Conservatoire de Musique et de Danse même si certains le contestent pour des raisons qui ne sont pas toujours avouables. Mais rien ne pouvait empêcher Melun de se doter en 2013 d’un équipement public à la hauteur de ses ambitions.

Le Conservatoire ou la culture pour tous

Le 5 décembre prochain Pierre Monzani, Préfet de Seine-et-Marne, et moi-même poserons la première pierre du nouveau Conservatoire de Musique et de Danse de Melun. Je dois dire ma satisfaction de voir ce projet aboutir car depuis que j’ai évoqué mon intention d’offrir aux Melunais un nouvel espace pour l’apprentissage de ces deux arts fondamentaux j’ai entendu de la part de l’opposition une logorrhée de critiques. Elle qui combat à longueur de Conseil Municipal le calcul coût-bénéfice, qui soit dit en passant est nécessaire pour une bonne gestion des comptes publics, n’a pour seul argument que les 10 millions d’investissement de ce projet « ne bénéficie qu’à 1000 personnes ».

Permettez-moi de vous dire Mesdames et Messieurs les élus de l’opposition Melunaise que la logique dans laquelle vous vous inscrivez révèle vos incohérences. Vous, Madame Enjalbert, qui souteniez une Martine Aubry proposant d’augmenter le budget culture de l’Etat de 30% à 50 % parvenez à décrier le projet de Conservatoire de Musique et de Danse. Quelle étrange discordance avec vous-même ? A moins qu’il ne s’agisse seulement d’une position politicienne. Toujours est-il que ce projet est un formidable lieu de rencontre des cultures et qu’il s’agit pourla Villede Melun d’une vitrine exceptionnelle. Vous qui regrettez que des non Melunais y viendront j’y vois moi le signe d’une réussite.

Avant toute chose je tenais à rappeler qu’un habitant sur quarante utilisera cette structure et qu’à ce titre il ne s’agit pas « d’un petit nombre de Melunais ». Le second point est qu’en l’installant à la porte des Hauts de Melun, Avenue Georges Pompidou, nous faisons de la culture un lien entre le centre historique de Melun et ses quartiers. Cet emplacement se justifie d’autant plus que les habitants de ces quartiers représentent un tiers des utilisateurs de l’actuel Conservatoire de Musique et de Danse. L’opposition, qui refusait déjà la construction dela Médiathèquesur l’Ile, s’est élevée cette foi contre le fait d’installer le Conservatoire sur les Hauts de Melun. Là encore quelle contradiction avec votre discours permanent.

Sa nouvelle version proposera deux salles de danse, une salle dédiée aux musiques actuelles, un équipement d’enregistrement, une salle de répétition pour orchestre et des locaux adaptés aux tout-petits. Le Conservatoire est un des éléments du programme de rénovation urbaine ce qui lui permet à ce titre d’être subventionné. Les locaux actuels du Boulevard Victor Hugo, et les autres sites dispersés dans la ville, étaient devenus parfaitement inadaptés pour accueillir non seulement les activités actuelles mais également les projets de développement. La nouvelle structure, avec ses2000 m², offrira des conditions de répétition et d’apprentissage à la hauteur des ambitions de la ville préfecture de Seine-et-Marne.

J’ai également tenu à ce qu’une extension de 670m² soit possible. Les techniques d’acoustique les plus modernes ont été utilisées et le bâtiment respectera les normes « haute qualité environnementale ». Là encore la majorité n’a pas de leçon à recevoir en termes de politique écologique de la part de ceux qui n’exercent aucune responsabilité et n’ont pour seule activité politique que la critique. Ce projet facilitera également la vie des parents qui aujourd’hui doivent se rendre sur plusieurs sites et qui trouveront désormais des parkings à leur disposition. J’invite tous les Melunais à s’approprier ce Conservatoire qui est le leur. Rendez-vous le 5 décembre à 11h30 pour la première pierre.

Les séniors une richesse pour notre ville

A l’heure où la crise économique touche les plus fragiles, et notamment les plus âgés d’entre nous, la famille doit être la cellule refuge. Mais certaines situations font que nos aînés se retrouvent seuls, isolés et en proie aux difficultés les plus grandes dans leur quotidien. Je pense que les collectivités territoriales doivent alors jouer un rôle pour accompagner, aider et protéger. Il me semble en effet que l’on peut mesurer le degré de modernité d’une civilisation à la façon dont elle s’occupe de ceux que le temps rend plus vulnérable.

Pour y parvenirla Municipalitéa envoyé à tous les séniors un Guide pratique qui offre un panorama des services quela Villede Melun propose aux plus de 65 ans. Celui-ci est l’outil que leur permet de trouver la solution pour face à une situation qui exige une intervention extérieure ou simplement lorsqu’un besoin particulier se fait sentir. Informatif et concret il apporte une réponse à leurs attentes sur tous les aspects de votre vie quotidienne et constitue un pont entre eux, la vie associative, les services dela Villeet les élus.

En cette rentrée de septembre j’ai également souhaité que paraisse un Melun Magazine spécial Sénior. Evidemment les séniors en sont les premiers destinataires mais il vise, au-delà, à montrer la vitalité dela Villeau service des plus de 65 ans. Le 11 octobre 2011la Villea également organisé le Salon des séniors àla Salledes fêtes de Melun avec 50 stands dédiés aux questions qui les préoccupent et des conférences sur les thèmes « sport, séniors, santé » et « Tranquillité séniors ». Deux sujets qui sont absolument primordiaux.

Dans une société où nous vivons mieux plus longtemps et ou certains profitent des faiblesses des plus fragiles il nous revient d’informer sur l’attitude à tenir. C’est le sens de ma démarche et de celle des services dela Ville.J’ai en effet toujours été guidé par deux idées qui structurent mon action au quotidien. La première est que l’âge de la sagesse offre des perspectives exceptionnelles d’épanouissement et la seconde est que ces générations sont un point de repère pour celles qui les suivent.

Je ne suis pas de ceux qui opposent les générations entre elles et je crois au contraire dans la solidarité. Il me semble qu’une évolution des modes de pensée est encore nécessaire pour que l’expérience et le savoir des séniors soient regardés comme un atout. Certes à l’approche de la soixantaine la force physique diminue mais les connaissances accumulées font plus que compenser. J’en veux pour preuve l’excellente productivité des séniors que je constate chaque jour dans les entreprises melunaises.

Les melunais Ambassadeurs de leur ville

Depuis ma tendre enfance j’entends toujours le même refrain : Melun est une ville endormie. J’ai défendu l’idée inverse lorsque l’on me disait cela. C’est une ville extrêmement riche et vivante mais pour bon nombre d’habitants il ne s’y passe rien. La question était pourquoi payons-nous les conséquences d’une image qui n’a rien à voir avec la réalité de la vie melunaise. Alors je me suis dis que puisque nous étions un certain nombre à défendre la ville comme des ambassadeurs il nous fallait étendre le cercle de ces relais. Et c’est ce que nous faisons aujourd’hui.

L’objectif avec Les Ambassadeurs est double. Il est évidemment d’apporter une information aux melunais sur les projets, les activités, les structures et tout ce qui fait notre vie quotidienne. Je dois bien avouer que c’est l’objectif numéro un parce que je ne me fais pas d’illusions. Nous n’aurons pas autant d’ambassadeurs qu’il y a d’habitants. Mais si un jour dans une discussion un melunais se sert de ce qu’il a lu dans ce guide pour défendre sa ville c’est gagné. Le deuxième objectif est de changer l’image de la ville par l’implication de ceux qui deviendront des Ambassadeurs.

L’évolution des sentiments vis-à-vis de la politique conduit les citoyens à être plus regardant et plus exigeant. Ils demandent à leurs élus, et ils ont raison de le faire, de n’être pas seulement présents tous les sept ans lors des élections. Mais d’être sur le terrain auprès d’eux et surtout de rendre compte de leur activité. C’est un exercice difficile. Et pour moi en particulier qui suis un homme qui, par tempérament, aime agir plus que m’exposer. Mais c’est essentiel je le sais. C’est pourquoi c’est aussi pour moi le moyen de vous montrer ce que nous avons réalisé et ce qui nous reste à bâtir.

Melun est la première ville en France à mettre un tel dispositif en œuvre. Non pas que cette idée nous l’avons inventé, d’autres l’ont mis en œuvre, mais il s’agissait soit de l’Office du Tourisme ou du Commerce, ou alors il y avait une sélection par casting. Ce qui est inédit à Melun c’est que nous voulu étendre ce projet à toutes les sphères de la vie locale et que chaque melunais peut l’être sans condition aucune. Là encore c’est un démenti terrible pour ceux qui disent que la ville est en retard et que notre action manque de dynamisme.

Je crois au fond que nous payons justement notre ambition par exemple en termes de rénovation urbaine ou d’équipements. Les projets ambitieux sont longs à mener à terme ce qui laisse à penser que rien ne bouge. Mais au final lorsque l’heure du bilan sera arrivé nous pourrons nous retourner avec fierté parce que la ville n’aura jamais autant évolué qu’en ce début de 21ème siècle. Et je crois définitivement qu’être Ambassadeur c’est être acteur du changement. Parce que les mots comptent et ne sont pas sans conséquences sur la situation réelle.

L’image d’une ville et le sentiment d’attachement de ceux qui y vivent se construisent dans le temps. La municipalité s’est engagée depuis quelques temps déjà dans une politique qui vise à créer du lien social. C’est un objectif qui guide notre action dans tous les domaines de l’urbanisme à l’économie en passant par la culture. Le lancement le 1er février dernier du réseau social ma-résidence.fr en est l’exemple. C’est à mon sens un outil qui démontre la vitalité de la vie melunaise. En ce sens il est complémentaire de l’opération Les Ambassadeurs car il est un espace d’échange autour de la vie locale et qui fait des melunais les acteurs du mouvement.

La réunion plénière des Comités de Quartier

Lors de mon élection en 2008 j’avais annoncé ma volonté de donner la parole aux habitants pour que leurs doléances soient entendues et transformées en actions. Depuis cette date nous avons travaillé en ce sens avec l’élu en charge de la Démocratie locale qui supervise les Comités de Quartiers. Un service de la vie des quartiers a également été mis en place pour être le référant en mairie. Je tiens à dissiper ici un malentendu : les quartiers ce ne sont pas les Hauts-de-Melun. C’est évidement cette partie de la ville mais c’est également son centre et son sud.

Le 23 juin dernier avait lieu la Réunion Plénière des Comités de quartier à l’Hotel de Ville. Ce fut pour moi l’occasion de faire un point sur les projets menés à bien et de dresser un aperçu d’une année d’action. Force est de constater que cette structure, dont l’Adjoint aux finances Kadir Mebarek a la délégation, a conduit à des actions concrètes qui auraient sans doute pris un temps infini ou qui n’auraient jamais vu le jour sans les Comités de quartier. Ce fut aussi l’occasion de faire un point sur l’avancée des grands dossiers de la ville et notamment du Programme de Rénovation Urbaine.

J’ai tenu à me concentrer sur ce dossier car c’est le projet qui impacte le plus la vie des habitants. Cela m’a permis de parler de ce que sera leur rue, leur quartier et leur ville demain. Evidemment je ne pouvais pas, en préambule, ne pas brosser à grands traits notre volonté qui ne se résume pas à des projets architecturaux. C’est tout l’environnement qui sera repensé car je suis intimement convaincu que l’urbanisme, le stationnement et les équipements publics sont des leviers pour peser sur les questions économique, sociale, éducative, culturelle et sportive. Autrement dit à travers la rénovation urbaine nous voulons insuffler une dynamique nouvelle et améliorer le vivre ensemble.

C’est un programme ambitieux qui changera le visage de la ville pour les décennies à venir et qui bouleversera le lien qui attache les melunais à elle. Un chiffre résume bien notre ambition. Le Programme de Rénovation Urbaine c’est en effet 196 millions d’euros. Au-delà du montant c’est une méthode basée sur la concertation et le dialogue avec nos partenaires que sont les bailleurs sociaux, l’ANRU, le Conseil Régional, la Communauté d’agglomération Melun Val de Seine ou le Département. Alors que l’opposition dénonce un manque de grandeur de vue ce chiffre leur répond sans qu’il soit besoin de polémiquer d’avantage.

J’ai pu leur montrer à quel point les Hauts-de-Melun, les plus en difficultés, mais également le centre-ville et sa gare SNCF, seront transformés de manière durable. C’est une chance nouvelle pour les habitants de ses quartiers qui verront la construction de logements neufs, la démolition de certains bâtiments anciens, la rénovation d’autres, l’amélioration de l’éclairage, le renouvellement du mobilier urbain, l’implantation d’équipements publics, la redynamisation du commerce de proximité ou encore l’installation de bureaux. En résumé nous avons une ambition, un projet, et des hommes pour les porter.

Fête des voisins 2011

La fête des voisins est devenue un moment fort de la vie locale. Créée en 1999 dans le 17ème arrondissement l’évènement à pris en 12 ans une importance qui a fini par surprendre ses propres créateurs. Cette année, comme toutes les années, je me suis baladé de quartier en quartier pour aller à la rencontre des melunais et partager avec eux un moment de convivialité et de détente. C’est un moment particulièrement important pour moi puisqu’il m’offre l’occasion d’entendre les inquiétudes et de rassurer.

J’ai toujours été attaché à trouver des solutions pour lutter conter le délitement du lien social parce que je reste convaincu qu’il n’y a en la matière pas de fatalité. La question de l’urbanisme, que j’ai gardé dans mes attributions, est évidemment centrale. Mais elle ne règle pas à elle seule une problématique si complexe que personne ne peut se prévaloir d’en avoir trouvé la solution. La Fête des voisins parce qu’elle offre un espace d’échange entre des voisins qui souvent ne se connaissent pas est une initiative remarquable.

J’ai donc souhaité que les Services de la Ville y participent activement en organisant dans sept quartiers des apéritifs et en incitant chacun à organiser un petit évènement près de chez lui. Les rencontres que j’ai pu faire me font attendre avec impatience l’édition de l’année prochaine. C’est avec un plaisir toujours renouvelé que je parcours les rues de Melun. Une promenade que me convainc encore un peu plus que la place d’un maire est sur le terrain au plus près de vous. Au plus près de vos attentes.

Fête des voisins 2011

La fête des voisins est devenue un moment fort de la vie locale. Créée en 1999 dans le 17ème arrondissement l’évènement à pris en 12 ans une importance qui a fini par surprendre ses propres créateurs. Cette année, comme toutes les années, je me suis baladé de quartier en quartier pour aller à la rencontre des melunais et partager avec eux un moment de convivialité et de détente. C’est un moment particulièrement important pour moi puisqu’il m’offre l’occasion d’entendre les inquiétudes et de rassurer.

J’ai toujours été attaché à trouver des solutions pour lutter conter le délitement du lien social parce que je reste convaincu qu’il n’y a en la matière pas de fatalité. La question de l’urbanisme, que j’ai gardé dans mes attributions, est évidemment centrale. Mais elle ne règle pas à elle seule une problématique si complexe que personne ne peut se prévaloir d’en avoir trouvé la solution. La Fête des voisins parce qu’elle offre un espace d’échange entre des voisins qui souvent ne se connaissent pas est une initiative remarquable.

J’ai donc souhaité que les Services de la Ville y participent activement en organisant dans sept quartiers des apéritifs et en incitant chacun à organiser un petit évènement près de chez lui. Les rencontres que j’ai pu faire me font attendre avec impatience l’édition de l’année prochaine. C’est avec un plaisir toujours renouvelé que je parcours les rues de Melun. Une promenade que me convainc encore un peu plus que la place d’un maire est sur le terrain au plus près de vous. Au plus près de vos attentes.

Internet au service du dialogue

Internet, et plus encore depuis qu’il s’est mué en web 2.0, est un formidable moyen de réinstaller les citoyens dans une démarche active et participative. A l’heure où un certain nombre de citoyens exprime des critiques sur la capacité du personnel politique à entendre leurs aspirations il est un outil de dialogue et d’échange. Je crois profondément aux vertus de cette e-démocratie qui nait sous nos yeux et qui bouleversera les rapports entre les citoyens et ceux qu’ils ont porté aux responsabilités.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai souhaité que la ville de Melun se dote d’un réseau social qui lui est propre. Décidée à renforcer et à stimuler l’horizontalité des rapports sociaux la ville préfecture de Seine-et-Marne a lancé le 1er février dernier ma-résidence.fr. Cette plateforme est le réseau social de la vie locale, ouvert à tous les acteurs de la proximité (citoyens, gestionnaires d’immeubles, commerces, associations, parents d’élèves, mairie) à qui il est offert un ensemble de services dédiés.

Depuis que j’exerce des responsabilités j’ai pu saisir la difficulté de parvenir à tisser du lien social dans un milieu urbanisé où l’anonymat organise la vie en société. Melun est, mais c’est un mal qu’elle partage avec d’autres villes, traversées par des fractures : territoriales, économiques, sociales ou générationnelles. Dans une ville marquée par le multiculturalisme, comme l’est Melun, internet est assurément un outil de lutte contre le repli sur soi et la communautarisation des rapports sociaux. Le succès de ma-résidence.fr, avec plus de 2300 melunais inscrits aujourd’hui, illustre parfaitement ce besoin légitime de dialogue.

Nous ne pouvons encore saisir toute l’ampleur du changement qui s’opère sous nos yeux mais il est certain que l’interactivité que permettent les sites internet, les blogs, les réseaux sociaux où les applications pour Smartphones, modifie la distance qui auparavant séparait les citoyens des élus. Ce blog en est l’illustration puisqu’il permet aux melunais de s’adresser à moi sans intermédiaire. Je dois avouer mon enthousiasme devant cette possibilité de faire contribuer chacun à la dynamique du lien social et la vie de la cité. Cet outil est une renaissance, sous la forme d’une agora électronique, du marché d’antan où se faisaient les discussions et que l’on pensait définitivement dépassé.

Malgré cette révolution numérique en marche je ne suis pas de ceux qui pense qu’internet est la solution miraculeuse aux problèmes des citoyens. S’il permet d’entendre leurs inquiétudes seule la décision concertée et l’action politique effective permettent de transformer, de réformer et de moderniser un pays, une région ou une ville. Je ne crois pas qu’être actif sur internet dispense d’aller à la rencontre des habitants, de les écouter et d’échanger de vive voix sur des problèmes qui les touchent au quotidien.

Jamais les nouvelles technologies, quelque soit leur évolution, ne sauront remplacer la chaleur et les vertus d’une discussion dans les rues de Melun. Jamais non plus la présence sur internet ne dispensera au politique d’étudier ses dossiers, de les porter avec conviction et sérieux. Le web, je le crois, dois être une étape dans un cheminement qui doit amener les habitants à retrouver la passion de s’investir dans la vie de leur ville. Quel qu’en soit le cadre, quelle qu’en soit la motivation et quelle que soit la cause.