Gare TGV de Sénart-Lieusaint : une union efficace

Hubert du Mesnil, président de Réseau Ferré de France (RFF), a annoncé le 26 septembre 2011, l’implantation de deux gares TGV en Ile-de-France, à Orly et à Sénart-Lieusaint. Je m’associe pleinement aux réactions enthousiastes des autres membres de l’Entente Évry-Corbeil-Sénart-Melun suite à cette annonce.

A l’image de Jean-Jacques Fournier, président du Syndicat d’agglomération nouvelle de Sénart ma satisfaction est entière. La valorisation du territoire est une problématique que nous partageons tous au-delà des clivages politiques. C’est elle qui nous a réuni au sein de l’Entente Evry-Corbeil-Sénart-Melun et c’est elle qui nous a permis de peser sur RFF jusqu’à obtenir cette gare TGV tant espérée. Le Sud dela Seine-et-Marne, parfaitement oublié dans le Grand Paris, trouve dans cette gare un atout économique de plus pour les entreprises et constitue une porte ouverte pour les habitants de la région.

Je m’associe ainsi pleinement à l’analyse de Manuels Valls, avec les réunions ont été particulièrement constructives, pour qui « la gare de Sénart-Lieusaint facilitera la desserte ferroviaire d’un espace urbain de 400 000 habitants, 150 000 emplois et plusieurs milliers d’entreprises ». J’espère en outre que Bernard Gasnos, président dela Communautéd’Agglomération Melun Val de Seine, dit vrai lorsque estime que « C’est une décision très favorable, qui va nous permettre de raccrocherla Seine-et-Marne au Grand Paris ». L’Entente Evry-Corbeil-Sénart-Melun, et le succès qu’elle enregistre aujourd’hui, prouve que la politique a véritablement le pouvoir de changer la vie quotidienne.

La place du vélo dans la ville

Il y a quelques semaines de cela l’opposition municipale faisait paraitre, et c’est son droit le plus strict, un article dans le magazine municipal. Ce qui est malhonnête en revanche c’est qu’elle n’hésite pas à recourir au mensonge et qu’elle souhaite biaisé le débat public. Je me devais donc de rappeler la vérité et au passage de dire combien je regrette l’attitude de ces élus qui ne font pas honneur aux fonctions qui sont les leurs. Elle n’hésitait ainsi pas à écrire « Que dire de l’absence de parking à vélos ». Je dois avouer la stupéfaction qui m’a saisit.

Après la torpeur m’est venue une seule question : comment se fait-il que des melunais, qui devrait connaitre leur territoire et qui revendiquent une politique empreinte d’écologie, puissent ignorer qu’il y a aujourd’hui à Melun près de 230 places dans 40 parkings à vélos ? La réponse est simple. Ils sont élus d’un territoire qu’ils ne connaissent pas, ou mal, et n’ont jamais pris un vélo dans la ville. Il existe même, et cela devient cocasse, dans la Cour de l’hôtel de Ville six places mais visiblement ils y passent trop peu de temps pour le savoir.

C’est l’occasion pour moi de retracer rapidement l’histoire des parkings à vélo dans notre ville. En juillet 2010 Melun comptait 135 places dans les 24 parkings de la ville. Mais notre volonté d’améliorer le cadre de vie des melunais et de favoriser les circulations douces nous a conduit à réaliser une étude sur l’extension de l’offre de stationnement des vélos près des lieux et établissements publics. L’étude a ainsi identifié 16 sites prioritaires sur lequel devait installés 44 supports créant ainsi 88 places supplémentaires.

Du Stade Paul Fischer, aux Gymnases en passant par les Parcs, le Cinéma « Les Variétés », le Palais de Justice ou la préfecture toutes ces infrastructures devaient être dotées d’un parking à vélo. Un an plus tard tous les sites ou presque sont équipés et nous sommes même allé plus loin en ajoutant des places qui n’étaient pas prévues dans le projet initial. Aujourd’hui les melunais ont donc à leur disposition près de 230 places dans les parkings à vélos de la ville plus celles qui sont prévues près de la Gare SNCF.

De la même façon l’opposition critique le fait que la mise « place de liaisons douces poursuivi par l’agglomération laisse étrangement Melun bonne dernière en termes de kilomètres de pistes cyclables ». Melun, parce que c’est une ville historique est confronté à des contraintes en termes de largeur de chaussée. Mais il existe de nombreuses réalisations de liaisons douces projetées dans la ville et notamment dans son centre. J’en veux pour preuve les travaux menés, par la Ville, rue Saint Barthelemy et du 31ème Régiment d’Infanterie.

Le côté de stationnement qui y existe, à gauche en descendant la rue Saint Barthelemy, sera déplacé à droite sur les emplacements crées pour le stationnement. Il laissera la place à une piste cyclable séparée de la voie de circulation pour sécurisé la circulation des cycliste qui seront alors à contre sens des voitures descendant vers le centre ville. Dans la rue du 31ème Régiment d’Infanterie deux pistes cyclables seront créées. L’une qui prolonge celle de la rue Saint Barthelemy à gauche dans le sens sud-nord et l’autre à droite.

A mon sens la voie de contournement, qui doit permettre de désengorger le centre-ville saturé par les 90 000 véhicules qui traversent la Seine chaque jour à Melun, est le complément indispensable à une politique de développement des liaisons douces. J’ai plaidé auprès des différents ministres des transports, et je continuerai de le faire, pour une politique globale de déplacement. Contrairement à l’opposition je ne crois pas à la cohabitation entre liaisons douces et saturation du trafic en centre-ville.

L’entente Evry-Sénart-Melun au-delà des clivages

Le 4 juillet dernier j’étais l’invité de Jean-Jacques Fournier, Maire de Moissy-Cramayel et Président du SAN de Sénart et de Manuel Valls, Député, Maire d’Evry et Président de la Communauté d’agglomération de Melun Val de Seine. Cette initiative visait à réactiver le quadrant sud-est de l’Ile-de-France notamment pour évoquer et imaginer la place qu’il doit tenir dans le projet de Grand Paris. Il y avait avec moi à l’Hôtel de la Communauté de Sénart Bernard Gasnos, Dominique Verots, Michel Bisson et Pierre de Rus. Il y avait donc autour de la table des élus réunis malgré des étiquettes partisanes différentes.

Je voudrais ici écarter toute polémique politicienne et dire combien je suis satisfait que des élus UMP puissent travailler avec des élus PS. Il m’a toujours semblé que les intérêts des citoyens passaient bien avant de tristes querelles d’appareil. Or sur la question du Grand Paris nous faisons le même constat : la Seine-et-Marne, et son sud en particulier, est oublié. Je rejoins donc ici Jean-Jacques Fournier lorsqu’il dit que « la périphérie de l’Ile-de-France a été tenue à l’écart des débats sur le Grand Paris ».

Il prolonge, et je m’y associe encore, en disant qu’« il est indispensable que nous parlions d’une même voix, afin que les projets communs de notre conurbation de 400 000 habitants soient pris en compte par l’Etat et la Région, dans le cadre de ce débat ». Nous avons donc décidé de travailler ensemble sur sept thématiques qui sont les transports et les déplacements collectifs, l’enseignement supérieur, le développement économique, la santé, l’amélioration des franchissements de la Seine et les perspectives d’aménagement et de développement autour du fleuve, la culture et les sports.

Je publierai ici même les pistes de réflexion ou les lignes directrices que nous avons déjà arrêtées sur chaque thématique. Pour l’heure mon propos est de me réjouir de la création d’ici l’automne d’un regroupement sous la forme d’une Entente intercommunautaire. Il est à noter que Jean-Pierre Bechter, Maire de Corbeil-Essonnes et Président de la Communauté d’agglomération de Seine-Essonne, a lui aussi décidé de se joindre à l’Entente. J’aurai le plaisir d’accueillir ses membres à Melun en octobre prochain lors de la première réunion de l’entente Evry-Sénart-Melun.

La Seine-et-Marne DOM-TOM de Paris

Aujourd’hui même le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris adopte le tracé du futur métro de rocade parisien et arrête la localisation de ses premières gares. Le projet prévoit un peu plus de quinze ans de travaux, pour près de 200 kilomètres de voies, un peu moins de 80 gares et plus de 20 milliards d’euros de budget. Malgré une ambition que je salue je dois, la mort dans l’âme, faire le constat que la Seine-et-Marne est la grande oubliée du projet.

Lors d’un diner au ministère j’avais déjà fait part à Christian Blanc de mon sentiment que la Seine-et-Marne devenait avec le Grand Paris un DOM-TOM de la capitale. Elle hérite tout juste d’une gare sur le métro en rocade à Chelles mais pour le reste rien. Le Sud de département est lui parfaitement ignoré. Je ne me lancerai pas ici dans un cours magistral de la géographie francilienne mais il me semble important d’avoir en tête que la Seine-et-Marne représente 49% du territoire global de la région Ile-de-France.

Le département a vu sa population tripler en un demi-siècle et figure toujours parmi les départements français les plus dynamiques en matière de démographie. Le cours de l’histoire ne sera-t-il pas d’accompagner, par une politique de déplacement, ce mouvement de fond ? Je le crois et d’autres élus locaux avec moi. Ne conviendrait-il pas également de rapprocher de Paris les villes nouvelles en pleine croissance ? C’est également ma conviction profonde.

Si nous n’avons pas été intégrés au projet du Grand Paris je me battrai pour qu’une gare d’interconnexion TGV, porté par Réseau ferré de France, voit le jour à Lieusaint. Le fait que y ait déjà une interconnexion RER est un élément central qui, je l’espère, amènera l’Etat à arbitrer dans notre sens en septembre lorsqu’il rendra sa décision. Il en va du développement économique et de l’amélioration des transports dans notre bassin de vie.

Je vous invite à regarder mon intervention lors du Débat public sur le projet de réseau de transport public du Grand Paris le 7 octobre 2010 à la Salle des fêtes de Melun.

Imaginer une politique globale de déplacement

Les transports sont un des axes fort de la réflexion et de l’action de la municipalité. La question de l’accès à Melun, et de la circulation dans ses rues, dépasse très largement la seule problématique de la logistique. Une ville bien desservie par les transports en commun, qui a développé un réseau routier de qualité et qui se projette dans l’avenir avec des moyens de locomotion durable a pour elle une série d’atouts qui la rende attractive auprès des particuliers et des investisseurs.

Le sujet des transports est éminemment complexe parce que les acteurs décisionnaires sont multiples, parce qu’il s’agit d’infrastructures couteuses pour les financeurs et parce qu’elles sont souvent longues à sortir de terre. Je m’étais, par exemple, engagé avec mon équipe à œuvrer dans le sens de la voie de contournement avec le soutien des ministres des transports successifs. Au niveau local de nombreux élus, et non des moindres, se sont ralliés au projet de contournement conscients qu’il conditionnait le développement économique.

Toutefois des résistances existent toujours qui freinent l’avancée du dossier notamment sur le plan du tracé définitif de ce contournement. Malgré cela je continue, avec mon équipe, mon combat pour convaincre les derniers réticents que l’on peut contourner l’agglomération melunaise tout en respectant l’environnement. C’est une politique globale de déplacement que nous devons imaginer et non des ajustements de circonstances. Ainsi il ne me parait pas possible d’imaginer à Melun un Transport en Commun en Site Propre sans imaginer la réalisation de la voie de contournement qui permettra de désengorger un centre-ville saturé par les milliers de véhicules qui traversent la Seine chaque jour.