Un budget 2011 courageux et réaliste

L’examen du budget est un moment particulièrement important dans la vie d’une collectivité. Il se joue lors du débat d’orientation budgétaire les grandes orientations des finances pour l’année qui débute voire, pour certains projets, celles qui suivent. Il est alors question des services rendus à la population, du niveau des subventions des partenaires, des investissements projetés, du niveau d’endettement et l’évolution envisagée des taux d’imposition.

Sur ce point je dois avouer ma satisfaction puisque cette année, comme je m’y été engagé, le taux d’imposition n’augmentera pas. L’augmentation des impôts est à mon sens une solution de facilité pour qui n’a pas le courage politique de prendre des décisions afin de diminuer certaines dépenses non obligatoires. J’ai cette conviction forte et inamovible qu’une augmentation des impôts n’est pas la seule réponse à la volonté d’investir. La bonne gestion des comptes publics n’est en rien contradictoire avec l’ambition pour sa ville.

Plutôt que d’augmenter l’imposition des melunais il m’a paru préférable de relever légèrement (2,5% en moyenne) les tarifs des usagers des services publics locaux de manière à ce que le contribuable ne soit pas une éponge que l’on presse dès que besoin. J’ai également souhaité avec ce budget 2011 poursuivre notre politique d’économies dans les services en réduisant les dépenses de fonctionnement grâce à une politique d’achat durable, une mutualisation des moyens et une mise en concurrence systématique des fournisseurs.

De la même manière je suis le chef de fil d’une majorité courageuse qui a fait le choix de réduire la masse salariale de la Ville en ne remplaçant pas systématiquement les départs en retraite et en contrôlant le volume des heures supplémentaires. Si nous nous étions décidés d’après des considérations électorales nous aurions fait le choix opposé. Je ne crains pas d’affirmer que cette décision de bon sens n’est contestée que par ceux qui font œuvre de démagogie. Car il est effectivement aisé de promettre sans compter. Et cela d’autant plus que l’on est dans l’opposition et que les discours ne sont pas suivis d’actions concrètes.

Ces décisions, qui nous sont imposées par la raison, sont parfaitement indispensables et nous permettre de maintenir un bon niveau d’investissement en privilégiant l’entretien des écoles, la voirie, la poursuite de la rénovation urbaine dans les Hauts de Melun et la construction d’équipement tel que le futur Conservatoire de Musique et de Danse. Je suis de ceux qui croient que la relance économique que nous attendons ne peut être retrouvée sans un investissement conséquent et pérenne. Un investissement accompagné d’une gestion scrupuleuse des dépenses de fonctionnement.

L’opposition municipale à Melun, car il en est d’autres plus constructives, promeut le statuquo, l’immobilisme et l’inertie. Sa cinglante défaite aux dernières cantonales n’y change rien. La remise en question de son projet, qui au mieux a suscité l’indifférence et au pire à créer un rejet, n’appartient pas à son vocabulaire. Elle persiste sans tenir compte du message qui lui a été lancé par les urnes. Effrayée qu’elle est par les entreprises privées, par les Délégation de Service Public et par le rééquilibrage des financements elle propose une gouvernance d’un autre âge.

Son dogmatisme en fait une force conservatrice là où je me réclame d’un courant moderniste et progressiste. C’est un mal bien français car à regarder la gauche espagnol, britannique ou allemande le contraste est saisissant. La gauche melunaise crie au scandale lorsque les subventions aux associations sont réévaluées à la lumière de leur besoins. Est-ce une aberration dont nous devons avoir honte ? Elle s’offusque de la Délégation de Service Public dans les cantines scolaires. Doit-on refuser la modernisation des restaurants solaires et une gestion plus économique ? Elle regrette le budget alloué aux Espaces Vert. Sommes-nous pour une ville minérale et bétonnée ? Elle se plaint de ce que les grands projets, tel que l’hôpital, ne sortiront de terre que dans plusieurs années. Ne faut-il donc rien faire et proposer une politique sans ambition ?

Ce n’est évidemment pas l’idée que je me fais de mon rôle. Je me dois, et je m’y applique avec mon équipe, d’être un bon gestionnaire mais je me dois aussi de proposer une vision pour l’avenir et un projet pour le futur. Ainsi malgré une réforme des recettes complexe et un climat économique difficile l’équipe municipale présente un budget maitrisé emprunt de sobriété. Il a fallu pour cela faire des choix audacieux qui peuvent, je le conçois, être décriés mais qui sont parfaitement indispensables. Je m’appliquerai à les expliquer sans relâche parce qu’il est une certitude : nous n’avons pas les moyens de vivre au dessus de nos moyens.

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