Un Cinéma de service public

Lors du Conseil Municipal du 30 juin 2011, la majorité a voté une subvention de 160 000 euros pour maintenir l’activité du Cinéma « Les Variétés ». Comme j’ai pu le dire à cette occasion c’est un choix que nous assumons pleinement. Il est nécessaire pour maintenir une offre de cinéma de qualité dans Melun même si, et nous n’en avons pas la prétention, il ne concurrencera jamais les grands cinémas de la périphérie. La question est à mon sens ailleurs : dans la volonté de permettre à tout un chacun l’accès à la culture

L’opposition s’est elle déclarée favorable au maintien d’une activité de cinéma en centre-ville mais a estimé « que l’on pouvait faire autrement ». J’ai donc été très attentif aux propositions qui, je l’imaginais, allaient être faites. Mais non. Comme elle le fait depuis toujours est s’est enfermée dans une posture qui consiste à s’opposer systématiquement sans savoir justifier ses positions. Incapable de proposer une alternative elle s’est bornée à un débat sur la procédure qui me conduit à le redire : le choix que nous avons fait était le meilleur.

En 2005 en effet la Ville de Melun a choisi d’acheter le Cinéma « Les Variétés » qui creusait son déficit chaque année et était condamné à la fermeture. Malgré ce rachat en 2009 le déficit du Cinéma, après subvention, était de 4 000 euros. Est-ce un gouffre financier si abyssal qu’il en serait indigne ? Je ne le crois pas et je tenais à en donner les raisons. Tout d’abord l’an dernier le Cinéma a accueilli 24 371 personnes lors de 645 séances. C’est donc qu’il y a un public à qui je ne saurais pas justifier qu’il n’a plus le droit au cinéma.

Ensuite le Cinéma « Les Variétés » se positionne sur un autre créneau que celui des blockbusters à gros budget avec des films d’art et d’essai. Sans des salles comme celle-ci le cinéma d’auteur se meurt et avec lui des réalisateurs, des acteurs, des scénaristes et tous ceux qui dans l’ombre œuvre à la technique. C’est donc des emplois pour la salle mais aussi dans le monde du cinéma. Je n’ai, je crois, pas besoin de développer sur la précarité des intermittents du spectacle qui pourtant sont indispensables à la production culturelle française.

Je suis aussi intimement convaincu qu’un bon nombre de melunais qui se rend aux « Variétés » n’a pas les moyens financiers de se rendre à Sénart où à Dammarie-les-Lys. La place est en effet à 5 euros à Melun alors que dans les deux derniers exemples elle frôle allègrement les 10 euros. La culture, et a fortiori la culture populaire, ne doit pas être réservée à une élite économique. Dans une société où la crise a exagéré les fractures il est du devoir des responsables politiques de lutter pour la défense de l’égalité.

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