Un Melunais à Melun

J’ai lu, comme nombre d’entre vous sans doute, le numéro de La République de Seine-et-Marne en date du 26 septembre 2011. Si la couverture pouvait laisser espérer un contenu intéressant force est de constater que les pages 14 et 15 sont une accumulation de contre-vérités et d’erreurs grossières. J’aurais le temps de les détailler et d’apporter des arguments qui démontrent la responsabilité des élus de la région et du département dans l’inertie sur certains dossiers. Mais dans ce billet je souhaiterais me concentrer sur le rêve journalistique d’« Un melunais au gouvernement ».

Avant toute chose il faut que cela soit dit : jamais je n’ai brigué une place au gouvernement et j’estime que d’autres sont plus à même d’assurer cette fonction. En ce qui me concerne je suis un élu local heureux des missions que les melunais m’ont accordé. Un maire qui gère sa commune au quotidien est un maire efficace et pleinement concentré sur sa mission. Et personne ne me convaincra qu’un maire au gouvernement ne délègue pas ses dossiers locaux. Les melunais m’ont élu parce qu’ils placent en moi leur confiance et ils n’imaginent pas que j’oublie leurs préoccupations.

Cependant je rencontre très régulièrement les ministres qui peuvent faire avancer les grands dossiers de la ville. J’écris et je discute ainsi plusieurs fois par an avec le ministre des transports, de la santé ou de la ville. Cela permet de faire avancer les dossiers comme le prouve la gare TGV de Sénart-Lieusaint ou la plate-forme hospitalière « public-privé » de Melun. Alors oui être au gouvernement raccourcirait les circuits d’information mais est-ce à dire que les 36 673 maires qui ne sont pas ministres sont inefficaces ? Evidemment non.

Sur la question de la députation l’article regrette qu’il n’existe pas de « député de Melun ». C’est la preuve d’une immense ignorance des institutions de la Vème République car un député ne représente pas sa circonscription d’élection mais représente la nation toute entière. J’ai moi-même été député pendant plus d’une année et au-delà de l’expérience que ce mandat constitue je dois bien avouer que je ne trouve mon épanouissement politique que dans mon mandat de maire de Melun.

Au-delà de cette méprise sur le rôle du député je concède que la division de Melun et son intégration dans deux circonscriptions différentes ne se justifie pas. Ou plus exactement il ne se justifie plus. La carte électorale date de 1986, époque les français étaient 54 millions et les melunais un peu plus de 35 000. Aujourd’hui les français sont 62 millions et les melunais 40 011. C’est pourquoi le gouvernement a procédé à un redécoupage de la carte électorale dans laquelle Melun est réuni dans une seule circonscription.

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