La restauration scolaire change de régime

Lors du Conseil municipal du 26 janvier 2012 les élus Melunais ont eu à se prononcer sur l’approbation du contrat de délégation de service public pour la restauration scolaire. Je souhaiterais au travers de cet article exposer les enjeux primordiaux qui sont attachés à la restauration dans les établissements scolaires, l’historique de notre réflexion et les avantages qui nous ont conduit à adopter la gestion par Délégation de Service Public (DSP). En préambule il me semble essentiel de rappeler que la restauration scolaire n’est pas une compétence obligatoire de la commune mais que la Ville de Melun a fait le choix il y a plusieurs années d’assurer en régie la fabrication et le service des repas scolaires.

Le repas servi le midi est pour beaucoup d’élève le seul repas équilibré de la journée et ce d’autant plus que la Ville s’est inscrite dans le programme VIF (Vivons en Forme) qui commande d’adapter les repas. Aujourd’hui ce sont environ 1700 repas qui sont servis chaque jour mais les différents programmes immobiliers à venir nous amènent à estimer qu’à l’horizon 2020 ce sont 3000 repas qui devront être préparés. Sur la base de cette évolution démographique j’ai demandé au Cabinet de consultants « Intervenance » d’élaborer un diagnostique de l’existant et de proposer des options pour le futur dont l’externalisation du service. Le résultat de cette étude, engagée dès 2009, démontre qu’il fallait s’interroger.

Le diagnostic montre en effet que sur les cinq restaurants scolaires que compte la ville cinq sont vieillissants et qu’ils ne répondront plus d’ici quelques années aux normes d’hygiène et de sécurité. Le sixième, celui de la « Motte aux Cailles », ne nécessitera qu’un aménagement. Le deuxième point est que la production des repas sur divers sites obligerait à multiplier le personnel nécessaire. Multipliant de facto la charge que cela représente pour la Ville.Le coût de production d’un repas est aujourd’hui de 11,34 euros alors que le tarif appliqué aux familles n’est que de 3,95 euros et que le nombre de tarifs réduits à 2,51 euros et à 1,33 euros augmente. Conséquence de cela, la restauration scolaire est déficitaire.

J’ai donc souhaité que la régie soit abandonnée au profit d’une délégation de service public. Ce que le Conseil municipal a adopté par délibération du 31 mars 2011. La publication d’un avis d’appel public à la concurrence a conduit cinq sociétés à candidater dont deux ce sont retirés rapidement. Le processus d’étude des prestations et de sélection s’est poursuivi jusqu’à ce que nous choisissions la société Elior. Le Contrat voté le 26 janvier courra sur une période de 10 ans et 4 mois. Plus la durée de l’engagement est court plus le service est facturé cher par le prestataire. C’est pourquoi j’ai souhaité qu’un compromis soit trouvé entre ces deux variables pour arriver à un prix juste pour la ville donc pour les familles.

Les six restaurants fonctionneront désormais en self et les repas seront livrés la veille du jour de consommation depuis la cuisine centrale. Ma volonté a été que l’accent soit mis sur la qualité des produits, sur l’utilisation maximale de produits locaux et sur l’équilibre des repas. La nouvelle tarification fera elle l’objet d’un nouveau vote en Conseil municipal dans quelques mois. De manière générale ce changement est une aubaine pour les finances de la Ville puisqu’avec la DSP ce sont 400 000 euros qui seront économisés et pourront être réaffectés à la Direction de l’enfance pour d’autres programmes. De plus la Ville sera désormais en mesure d’accueillir tous les enfants demandeurs.

Je suis particulièrement heureux, et je le dis sans satisfecit personnel, que l’opposition se soit abstenue et n’ait pas voté contre. De la même manière je salue le vote de Mourad Salah qui s’est distingué de son groupe politique en votant « pour » avec la majorité que je mène. C’est là la preuve que ce dossier nous l’avons bien mené alors même que l’opposition avait légitimement fait connaitre ses craintes notamment quant à la qualité des repas. Au final les repas restent d’une qualité comparable en même temps la Ville réalise des économies et qu’elle se donne les moyens d’accueillir plus d’enfants demain et après-demain. C’est le sens de la politique : gérer le quotidien et préparer l’avenir.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s