Un budget de combat et de courage

Lors de la séance du 8 mars le Conseil municipal a adopté le budget pour l’année 2012 après de longs échanges entre l’opposition et la majorité. Cet exercice de questions-réponses, absolument essentiel dans un système démocratique, fait chaque fois apparaitre les divergences qui existent entre les priorités de chacun. Pour ma part j’ai défendu, épaulé par Kadir Mebarek – mon Adjoint aux finances – et l’ensemble des élus de la majorité, un budget de combat et de courage. Je prendrai le temps d’expliquer dans les lignes qui suivent les raisons qui m’amènent à le qualifier ainsi. Mais avant cela je souhaiterais faire un point sur l’état général des finances de la ville puisque l’opposition prend un malin plaisir à détourner le contenu du Rapport d’observations définitives de la Chambres régionale des comptes d’Ile-de-France. A l’heure où certains réclament de la « transparence » je demande de l’honnêteté.

La première précision à apporter est de dire que le rapport porte sur les exercices 2004 à 2008. Ce que l’opposition se garde bien de faire en laissant à penser que les conclusions du rapport valent pour l’état des finances en 2012. Je l’ai souvent dit, ici comme en Conseil municipal, nous avons fait lors du premier mandat et lors de la première partie du second de lourds investissements. Pour cela nous avons créé une dette utile c’est-à-dire une dette qui, non seulement sera recouvrée, mais qui surtout permet de réaliser des équipements publics indispensables au territoire. Le rapport souligne ce choix politique : « certains investissements importants, comme la médiathèque, ont rendu nécessaire la mobilisation de ressources nouvelles ». En outre le Programme de Rénovation Urbaine (200 millions d’euros) implique des investissements qui représenteront 50% du total des investissements jusqu’en 2013.

Les chiffres que citent les élus Modem dans leur édito du Melun Magazine de mars-avril sont parfaitement exacts. Cependant ils coupent, sciemment, le texte afin de tronquer la réalité car le rapport écrit « les données financières de 2009 et 2010 montrent que la commune est sur la voie d’une amélioration de sa situation financière. Sa capacité d’autofinancement nette, quoique faiblement, est redevenue positive ; le produit des impôts locaux a augmenté de 13 % entre 2008 et 2010 (de 19,9 M€ à 22,5 M€) sous l’effet notamment d’une augmentation des taux ; le poste « achats et charges externes » a diminué de 5 % (de 16,4 M€ en 2008 à 15,6 M€ en 2010) ». En 2012, nous poursuivons les efforts entrepris qui portent déjà leurs fruits. Ce que l’opposition oublie aussi de dire c’est que Melun est une ville préfecture et qu’elle s’est engagée dans le projet CAP 2013 qui implique de lourds investissements.

Comme l’explique le rapport « ces caractéristiques expliquent en partie l’importance des charges de la commune, tant en fonctionnement qu’en investissement ». Structurellement, la Ville de Melun ne peut faire autrement que d’avoir des charges importantes. Ceci dit j’aimerais, plutôt que d’évoquer le passé, parler du budget 2012. Ce dernier est le fruit d’un arbitrage politique pour ne pas sacrifier les dépenses d’équipement en acceptant d’emprunter raisonnablement tout en verrouillant les dépenses de fonctionnement et en sanctuarisant les dépenses à caractère social. De la même façon j’ai souhaité que le soutien au monde associatif reste une priorité. Le bien-vivre ensemble implique des investissements que nous poursuivons en 2012. Pour réserver le pouvoir d’achat, notamment des ménages les plus modestes, j’ai souhaité que cette année encore les taux des impôts locaux n’augmentent pas.

Du côté de la dépense j’ai décidé que l’utilité de chaque euro dépensé devait être étudiée afin de déterminer les postes sur lesquels nous pourrions faire des économies. C’est ainsi qu’a été acté le ralentissement de l’évolution des charges de personnel. Tout cela nous permet de préserver notre capacité d’autofinancement, de maintenir intacte notre enveloppe de subventions et de poursuivre nos investissements. Ces investissements qui représentent de l’activité pour les entreprises locales, du bien-être pour les Melunais et l’attractivité pour notre territoire. Les investissements concerneront notamment les opérations phares que sont l’agrandissement de l’école Gatelliet, la reconstruction des écoles maternelles de l’Almont, le projet Oxygène et la construction du Conservatoire du Musique et Danse. Ce dernier projet est à mon sens le symbole de notre politique dans sa dimension culturelle, sociale et urbaine.

Dans ce contexte économique difficile il est de mon devoir de prendre des décisions qui permettent de trouver des solutions aux difficultés quotidiennes des Melunais. Le mandat qui m’a été donné doit servir au progrès pour tous les Melunais. C’est en ce sens que le budget 2012 est un budget combattant et courageux à l’heure où les restrictions font courir le risque d’un recul social. La bonne gestion des deniers publics nous met à l’abri de coupes trop strictes pour être supportables. D’autres ailleurs seront tôt ou tard rattrapés par leur mauvaise gestion. Nous avons nous, à Melun, l’assurance que la ville ne sera jamais dépendante de ses créanciers et qu’elle ne sera jamais dépassée par une dette devenue incontrôlable. Certes il est plus facile de dépenser sans compter. Certes il est plus aisé de promettre sans limites. Mais à l’heure des comptes les administrés se souviennent des mauvais choix.

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