ZÉRO POINTÉ

On savait l’Opposition de Gauche au Conseil Municipal critique vis-à-vis des finances de la Ville, c’est de bonne guerre, mais on ne la savait pas ignorante à ce point des réalités financières de la Ville en 2013, travestissant la vérité pour tenter, comme toujours, de faire peur aux Melunais.

La signataire de la tribune de l’Opposition n’était ni présente à la Commission des Finances du 16 septembre 2013, ni présente au Conseil Municipal du 24 octobre 2013, qui ont traité au fond de la question de l’emprunt Caisse d’Épargne dit « toxique » conclu par la Ville en 2007. On comprend mieux alors l’approximation de son commentaire.

Au nom de la Majorité Municipale, l’Adjoint en charge des Finances a expliqué pendant 50 minutes au Conseil Municipal du 24 octobre dernier les raisons qui ont conduit la Ville à sortir DÉFINITIVEMENT de cet emprunt qui faisait peser sur les finances de la Ville des risques financiers dont aurait pu légitimement nous reprocher de ne pas les avoir traités. Mais la majorité ne met pas la poussière sous le tapis.

Il n’y a plus de risque financier pour la Ville au niveau de cet emprunt structuré et c’est l’honneur de la Majorité que d’avoir pris ses responsabilités en négociant depuis deux ans, pied à pied, avec la Caisse d’Épargne pour que la banque prenne largement sa part du risque, ce qu’elle a fait. 

Contrairement à ce qui est dit, l’Adjoint en charge des Finances, soit en Commission, soit en Conseil Municipal, a largement évoqué cet emprunt à risque et tenu au courant tous ses collègues de la négociation et des hypothèses de sortie. Ce n’est pas 20 millions d’euros que la Ville devra payer pour sortir de cet emprunt mais 7,5 millions, le reste étant à la charge de la banque.

Les Melunais doivent savoir que ce prêt a été contracté en 2007 pour permettre le financement du Programme de Rénovation Urbaine. Il a été voté à l’unanimité moins trois abstentions. Personne n’a voté contre et pour cause, pendant cinq ans, la Ville a bénéficié sur cet emprunt d’un taux fixe de 2,55%, ce qui lui a fait économiser sur cette période plus de 1,5 millions d’euros d’intérêts. 

Après avoir recueilli les avis de ses conseils (Finance Active et FIDAL), la Ville a renoncé au contentieux car la Loi de finances 2014, qui sera votée définitivement en décembre, prévoit la mise en place d’un fonds d’indemnisation pour les communes ayant souscrit certains emprunts structurés. C’est le cas de Melun, mais pour bénéficier de ce fonds, la Loi impose que les Collectivités Locales qui veulent en bénéficier renoncent à toute procédure contentieuse. « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras » dit la sagesse populaire et la Ville préfère tenir que courir.

Dans la négociation, la Ville a obtenu la garantie de pouvoir accéder à des emprunts jusqu’en 2020 pour financer ses investissements et cela à taux fixe de 4,93% sur 30 ans, ce qui est un bon taux sur la durée. Pour se désendetter plus vite, la Ville s’est engagée également à rembourser par anticipation à la Caisse d’Épargne 3 millions d’euros, à prendre sur le produit de la vente de l’Espace Littoral Le Cormier (environ 6 millions d’euros) et non dans la poche du contribuable.

Tous ces éléments figuraient dans une note claire adressée à tous les Conseillers Municipaux sans exception mais visiblement les Élus de Gauche ne savent pas lire.

Enfin, il faut, une fois pour toutes, tordre le cou à la rumeur entretenue par la Gauche melunaise sur l’endettement de la Ville. Oui, la Ville s’est endettée, non pas pour payer ses fonctionnaires ou rembourser sa dette comme le fait l’État, mais pour investir dans le PRU, la construction d’équipements de service public (Centre social des Mézereaux, nouvelle école Gatelliet, nouvelle école de l’Almont, Conservatoire de Musique et de Danse) ou pour des gros travaux de voiries (avenue Patton, avenue Pompidou, rue Saint-Barthélémy, rue du Château). Tous ces travaux et bien d’autres, c’est du travail pour les entreprises donc de l’emploi sauvegardé, n’est-ce pas la une bonne raison de s’endetter ?

Au final, pour une ville comme pour un ménage qui fait attention à ses dépenses, ce qui compte c’est d’être solvable et de rembourser sa dette. La Ville de Melun est solvable, elle rembourse chaque année sa dette normalement sans augmenter les impôts locaux et, de surcroît, elle remboursera moins en 2013 qu’elle ne remboursait en 2002, à savoir 223,68 euros en 2013 par habitant contre 242,57 euros en 2002 par habitant.

La Gauche melunaise mérite donc un zéro pointé pour ses analyses financières truffées d’erreurs.

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