Un candidat PS qui ne sait pas compter, non merci !

Ce titre fait écho à celui d’un article paru sur le blog de Monsieur Kalfon, candidat du PS, dans lequel il s’insurge du prix que couterait le pont-levis en projet pour le Musée de la Gendarmerie.

Une nouvelle fois, Monsieur Kalfon ne connaît pas les dossiers melunais, c’est assez normal puisque c’est un élu de Noisiel. Mais est-ce une raison pour écrire n’importe quoi ?

Dans son blog, il claironne que le pont-levis en projet coutera 1,2 millions d’euros ! Malheureusement pour lui, l’estimation pour cet ouvrage qui remplacera un portail d’entrée automatique est de 90 000 euros soit… 13 fois moins que ce qu’il annonce !

Pire, ce qu’il semble ignorer c’est que cette option se révèle moins chère que le classique portail d’entrée automatique pour lequel il aurait fallu reconstruire tout un mur en pierres.

Mais malgré ces grossières erreurs, Monsieur Kalfon persévère. Ne craignant pas de faire pleurer dans les chaumières, il déclare que le prix de ce pont-levis couvrirait le coût de la construction de deux crèches… Patatras, là encore il ne connait pas les réalités économiques et encore moins le montant d’une crèche: que ce soit le prix réel (90 000 euros) ou fantasmé par Monsieur Kalfon (1,2 millions d’euros), aucun ne permettrait de construire deux crèches !

En effet, pour information à l’attention de Monsieur Kalfon, l’estimation du projet de crèche en cours de finalisation dans le cadre de l’Eco-Quartier est de 3 millions d’euros.

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La nouvelle école de l’Almont reconnue modèle en matière de production et de consommation d’énergie

Encore une fois, les efforts de la Ville ont porté leurs fruits. En effet, le jury de l’Agence pour l’Environnement et la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) vient de consacrer l’École maternelle de l’Almont. Cette Agence accepte donc de soutenir financièrement et techniquement cette construction qui en fera une « école pilote » et un des bâtiments exemplaires sur le secteur Île-de-France.

Le développement durable n’est pas un vain mot pour mon équipe et moi-même, ce n’est pas non plus une étiquette que l’on collectionne, c’est une politique volontariste au service du mieux-vivre pour tous les Melunais.

2013-11-18 Ecole Almont

La voiture de demain se fait à Melun

On a trop tendance à s’appesantir sur ce qui ne va pas pour se réjouir de ce qui fonctionne. C’est pourquoi, dans ce billet, je souhaitais saluer la réussite des élèves de BTS Conception de Produits Industriels du Lycée Léonard de Vinci de Melun.

Je me suis rendu mercredi 5 juin à la présentation d’Augustine 2, une voiture solaire conçue par ces élèves, encadrés de leurs professeurs. Cette voiture a obtenu de très nombreux prix à travers la France et, récemment, a fini en bonne place dans une compétition où le but était de consommer le moins de carburant possible. Cette initiative est heureuse car elle permet à des élèves de passer de la théorie à la pratique et encourage à penser les déplacements et les moyens de transports du futur. Une Augustine 3 est déjà prévue, elle devrait doubler les performances du précédent modèle. Souhaitons aux prochains élèves du Lycée Léonard de Vinci de Melun de construire la voiture de demain !

L’article de La République de Seine-et-Marne du 17 juin 2013.

2013-06-17 Voiture Lycée de Vinci

La restauration scolaire de Melun bien notée !

L’UFC Que Choisir a réalisé très récemment une étude sur la qualité des cantines scolaires et je me réjouis des 13,6 sur 20 qu’a obtenu Melun. C’est la reconnaissance du travail accompli par ma majorité au service des enfants.

Depuis l’an dernier, nous avons opté pour une délégation de service public. Ce système nous permet de répondre à la forte affluence à laquelle fait face les services de cantine de la Ville. Aujourd’hui, ce sont 2100 repas servis chaque jour, et les estimations font état de 3000 en 2020. C’est un système plus souple et moins couteux pour la Mairie. Les six restaurants fonctionnent maintenant en self et les repas sont livrés le jour même de consommation depuis la cuisine centrale de Montereau.

Cette note récompense également les efforts effectués sur les menus: la qualité des produits, l’utilisation maximale de produits locaux et l’équilibre alimentaire sont au cœur de la politique nutritionnelle que je mène pour les enfants.

D’ailleurs, j’ai récemment lancé le site melun.cantines.com qui permet à tous, enfants, parents, enseignants, d’en apprendre plus sur la diététique. Ce doit être l’occasion pour tout le monde de prendre de bonnes habitudes alimentaires et des les partager autour de soi.

Retrouvez ici l’article de La République de Seine-et-Marne du 22 avril 2013.

Restauration scolaire Rep 77

Rythmes scolaires: le temps de la concertation est indispensable, nécessaire et salutaire

Comme toutes les Villes de France, Melun a été abreuvée ces derniers temps de communiqués contradictoires émanant du Ministère de l’Education Nationale concernant la réforme des rythmes scolaires à mettre en œuvre soit à la rentrée 2013, soit à la rentrée 2014.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que dans un dossier qui intéresse sur Melun des milliers de familles, des centaines d’enseignants et des centaines de fonctionnaires territoriaux qui œuvrent dans le domaine périscolaire, tout a été fait comme s’ils n’existaient pas, tant la concertation en amont dans ce dossier a été inexistante.

C’est la raison principale pour laquelle avec la majorité municipale, j’ai sollicité le report de l’application de cette réforme à Melun à la rentrée 2014.

Dans tous les dossiers impliquant l’avenir de Melun et des Melunais, et la réforme des rythmes scolaires en fait partie, j’ai toujours privilégié une large concertation, réfléchie, approfondie, qui ne soit pas un faire valoir mais le socle sur lequel les décisions finales seront prises. Cette démarche est inverse de celle qui consiste à vouloir imposer politiquement une réforme parce qu’elle serait « de gauche ».

Une telle réforme mérite que l’on écoute et surtout que l’on entende le corps enseignant dans son ensemble, les représentants des parents d’élèves, les familles qui seront toutes consultées à Melun sur cette réforme, et toutes celles et ceux qui, à un titre ou à un autre, concourent à l’éducation des jeunes Melunais.

Fidèle à sa méthode de travail, la majorité municipale prendra le temps qu’il faut pour conduire, avec tous les acteurs de l’éducation sans exception, cette réforme des rythmes scolaires à Melun.

Faire de la politique au niveau local, c’est faire vivre la démocratie en décidant certes mais en écoutant surtout sans oublier d’entendre….

La signature d’un avenant au CUCS

Le 10 mars dernier je signais avec d’autres, dont le Préfet Pierre Monzani, un avenant au Contrat Urbain de Cohésion Sociale mis en place depuis 2007. Avant de rentrer dans le détail de ce qu’est le CUCS il m’apparait nécessaire d’écrire que son objectif est de réduire, jusqu’à les éliminer, les inégalités entre les territoires concernés par le PRU et les autres. Une autre manière de l’expliquer est de dire qu’il s’agit d’un plan d’actions précises qui visent à homogénéiser, par le haut, les différences qui existent en matière de prévention de la délinquance, d’emploi et de développement économique, d’éducation et de santé. Le CUCS, avec son budget de 200 000 d’euros, vient en complément d’autres dispositifs déjà mis en œuvre comme le Programme de réussite éducative, la Convention de gestion urbaine et le Contrat local de santé.

Cet avenant est le fruit d’un long travail. Comme je n’ai pas l’outrecuidance d’estimer qu’il m’est possible d’épuiser le sujet dans ce billet j’ai souhaité ici me concentrer sur la thématique de l’Education et de la réussite. Une société qui ne parvient plus à proposer à ses enfants un chemin d’avenir est une société qui doit se poser la question de sa décadence. L’Ecole doit être, pour les enfants, le lieu de l’apprentissage des savoirs fondamentaux. A ce titre il me parait essentiel de lui redonner l’autorité qui fut la sienne et que les idéaux libertaires de mai 68 ont balayé. L’Ecole n’a évidemment pas à se soustraire aux parents qui ont la charge d’élever leurs enfants et de leur apprendre les règles de vie en société. A l’Ecole il revient d’en faire des citoyens respectueux des lois de la République et des esprits éveillés sur le monde qui les entoure.

De l’étude que nous avons menée il ressort, mais nous ne l’ignorions pas, qu’un travail doit être fait pour favoriser la mixité sociale dans les établissements. Le collège, plus encore que l’école élémentaire, reflète la structure sociale du quartier. Ce qui fait dire aux collégiens qu’il en est le miroir et qu’il limite l’opportunité d’ouverture sur l’extérieur. La reproduction sociale y fait donc son œuvre puisque les populations défavorisées se concentrent dans les établissements en ZUS. Celles qui sont dans une situation favorable mettent en place des stratégies d’évitement, par dérogation ou déménagement, qui renforcent l’entre-soi. La carte scolaire, qui doit devenir un outil de mixité sociale, la pratique du 2ème enseignant dans la classe, les Plans illettrisme et la question de l’orientation sont autant de pistes qui sont de formidables outils à utiliser.

Si, comme je le disais en introduction, l’Ecole ne doit pas remplacer la famille celle-ci doit être intégrer et consulter. La non-maitrise des codes scolaires, l’ignorance des parcours valorisants et l’incapacité pratique d’offrir de bonnes conditions d’étude à la maison sont autant de barrière à l’œuvre de l’Ecole républicaine. Les associations locales, les Collectivités territoriales et l’Ecole proposent toute une série de dispositifs d’aide à la réussite scolaire. Le CUCS est le moyen de définir une cohérence entre tous ces mécanismes afin de rendre chacun d’eux plus efficace. Les familles doivent en être partie prenante afin que les parents sachent comment accompagner le parcours scolaire de leur enfant. Leur participation à des ateliers de devoirs est l’occasion de montrer à quel point les enfants sont en attente d’un soutien pédagogique au sein de la cellule familiale.

L’idée essentielle est de donner du sens à l’Ecole c’est-à-dire de faire saisir aux parents qu’elle est une clef qui ouvre la porte de la réussite sociale. Ce travail est primordial car il arrive que certains, parce qu’ils sont issus d’une culture où l’Ecole occupe une autre place, ne se rendent pas compte du fait que le modèle méritocratique français repose sur le diplôme. Il est évident que j’ai bien à l’esprit les ratés ce modèle. Parce que selon le territoire dont on est issu nos chances de réussite augmentent ou se réduisent. C’est pour cette raison que j’ai souhaité mettre en place un Contrat Urbain de Cohésion Sociale et son avenant. Pour que le territoire ne décide plus l’avenir de ceux qui y vivent. La France, en tant que nation, c’est la conscience de partager un passé commun. Mais c’est aussi le droit à l’espérance dans un avenir individuel réussi grâce aux opportunités qu’offre la République.