La nouvelle école de l’Almont reconnue modèle en matière de production et de consommation d’énergie

Encore une fois, les efforts de la Ville ont porté leurs fruits. En effet, le jury de l’Agence pour l’Environnement et la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) vient de consacrer l’École maternelle de l’Almont. Cette Agence accepte donc de soutenir financièrement et techniquement cette construction qui en fera une « école pilote » et un des bâtiments exemplaires sur le secteur Île-de-France.

Le développement durable n’est pas un vain mot pour mon équipe et moi-même, ce n’est pas non plus une étiquette que l’on collectionne, c’est une politique volontariste au service du mieux-vivre pour tous les Melunais.

2013-11-18 Ecole Almont

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Melun conserve ses « Quatre Fleurs »

Je tiens à féliciter les Services des Espaces Verts de la Ville de Melun pour avoir, encore une fois, permis à la commune de conserver la plus haute distinction nationale en matière de fleurissement.

C’est leur professionnalisme, leur créativité et leur investissement qui sont une fois de plus reconnus à leur juste valeur et récompensés.

C’est également une reconnaissance des orientations que nous avons prises depuis quelques années maintenant, en faveur d’un entretien et d’un fleurissement plus raisonné et raisonnable. Cela a été compris du jury, c’est donc encourageant. Ces efforts de bonne gestion peuvent donc aller de paire avec un fleurissement réussi pour le bonheur de tous les Melunais.

Voici l’article de La République de Seine-et-Marne en date du lundi 11 novembre 2013.

2013-11-11 4 fleurs

La place du vélo dans la ville

Il y a quelques semaines de cela l’opposition municipale faisait paraitre, et c’est son droit le plus strict, un article dans le magazine municipal. Ce qui est malhonnête en revanche c’est qu’elle n’hésite pas à recourir au mensonge et qu’elle souhaite biaisé le débat public. Je me devais donc de rappeler la vérité et au passage de dire combien je regrette l’attitude de ces élus qui ne font pas honneur aux fonctions qui sont les leurs. Elle n’hésitait ainsi pas à écrire « Que dire de l’absence de parking à vélos ». Je dois avouer la stupéfaction qui m’a saisit.

Après la torpeur m’est venue une seule question : comment se fait-il que des melunais, qui devrait connaitre leur territoire et qui revendiquent une politique empreinte d’écologie, puissent ignorer qu’il y a aujourd’hui à Melun près de 230 places dans 40 parkings à vélos ? La réponse est simple. Ils sont élus d’un territoire qu’ils ne connaissent pas, ou mal, et n’ont jamais pris un vélo dans la ville. Il existe même, et cela devient cocasse, dans la Cour de l’hôtel de Ville six places mais visiblement ils y passent trop peu de temps pour le savoir.

C’est l’occasion pour moi de retracer rapidement l’histoire des parkings à vélo dans notre ville. En juillet 2010 Melun comptait 135 places dans les 24 parkings de la ville. Mais notre volonté d’améliorer le cadre de vie des melunais et de favoriser les circulations douces nous a conduit à réaliser une étude sur l’extension de l’offre de stationnement des vélos près des lieux et établissements publics. L’étude a ainsi identifié 16 sites prioritaires sur lequel devait installés 44 supports créant ainsi 88 places supplémentaires.

Du Stade Paul Fischer, aux Gymnases en passant par les Parcs, le Cinéma « Les Variétés », le Palais de Justice ou la préfecture toutes ces infrastructures devaient être dotées d’un parking à vélo. Un an plus tard tous les sites ou presque sont équipés et nous sommes même allé plus loin en ajoutant des places qui n’étaient pas prévues dans le projet initial. Aujourd’hui les melunais ont donc à leur disposition près de 230 places dans les parkings à vélos de la ville plus celles qui sont prévues près de la Gare SNCF.

De la même façon l’opposition critique le fait que la mise « place de liaisons douces poursuivi par l’agglomération laisse étrangement Melun bonne dernière en termes de kilomètres de pistes cyclables ». Melun, parce que c’est une ville historique est confronté à des contraintes en termes de largeur de chaussée. Mais il existe de nombreuses réalisations de liaisons douces projetées dans la ville et notamment dans son centre. J’en veux pour preuve les travaux menés, par la Ville, rue Saint Barthelemy et du 31ème Régiment d’Infanterie.

Le côté de stationnement qui y existe, à gauche en descendant la rue Saint Barthelemy, sera déplacé à droite sur les emplacements crées pour le stationnement. Il laissera la place à une piste cyclable séparée de la voie de circulation pour sécurisé la circulation des cycliste qui seront alors à contre sens des voitures descendant vers le centre ville. Dans la rue du 31ème Régiment d’Infanterie deux pistes cyclables seront créées. L’une qui prolonge celle de la rue Saint Barthelemy à gauche dans le sens sud-nord et l’autre à droite.

A mon sens la voie de contournement, qui doit permettre de désengorger le centre-ville saturé par les 90 000 véhicules qui traversent la Seine chaque jour à Melun, est le complément indispensable à une politique de développement des liaisons douces. J’ai plaidé auprès des différents ministres des transports, et je continuerai de le faire, pour une politique globale de déplacement. Contrairement à l’opposition je ne crois pas à la cohabitation entre liaisons douces et saturation du trafic en centre-ville.

Le succès géothermique de Melun

La protection de l’environnement n’est pas une question partisane sur laquelle la gauche aurait le monopole de la vérité. Au fond, à regarder l’histoire des idées politiques, elle ne s’est saisi de la question environnementale que tardivement. Ce sont avant tout les élus locaux, quelque soit leur appartenance partisane, qui ont imaginé des projets pour leur territoire et ses habitants. Les élus melunais ont toujours été préoccupés par les enjeux environnementaux et comme souvent ils ont porté des projets innovants bien avant que les autres ne suivent leurs pas.

Le meilleur exemple de la prise de conscience précoce des élus de Melun est la création du réseau de la Société Thermique de l’Almont en 1969 pour alimenter les quartiers nord de la ville. Il s’agissait de la première géothermie en France sur un réseau de chauffage urbain qui alimentait 3 000 foyers. Ce n’est pas ici le lieu d’exposer la fiche techniques de ce système mais disons simplement que l’eau est pompée par un système de double puits entre 1800 et 2000 mètres de profondeur.

En 1995 Melun est de nouveau pilote et réalise une innovation technologique en réalisant un nouveau puits de production. Ce dernier réalisé en fibre composite est une première en France et reste toujours le seul réalisé en Ile-de-France à ce jour. Le débit peut ainsi atteindre 430 m3/h alors qu’il plafonnait à 130 m3/h. Aujourd’hui ce sont 6 000 équivalents logements qui sont raccordés à un réseau dont la qualité environnementale permet aux abonnés de bénéficier d’une TVA réduite.

L’énergie géothermale qui alimente le chauffage et l’eau chaude évite aux habitants de subir les variations des prix des énergies fossiles et leur permet de voir leur facture réduite de 20 à 25%. A l’heure d’une fluctuation terrible des prix de ce type d’énergie c’est une manière de maintenir le pouvoir d’achat d’une population socialement fragilisée. Depuis 4 ans c’est plus de 150 logements anciens ou neufs qui ont été raccordés au réseau et nous ambitionnons de relier 2 000 nouveaux logements de l’éco-quartier et le nouvel hôpital d’ici 2014.

Si cette technique est une réussite sur le plan environnemental et social elle l’est aussi si le plan économique puisqu’aujourd’hui Dalkia, la filiale de Veolia qui exploite le site, est aujourd’hui rentable. C’est une excellente nouvelle pour l’économie locale et pour l’emploi à Melun. La leçon à tirer de l’exemple melunais est que les théories portées par les tenants de l’écologie politique ne tiennent pas. Le respect de l’environnement peut admirablement se marier avec une politique sociale et une réussite économique des entreprises.