La supercherie de l’adjoint au Maire de Noisiel

Depuis quelques semaines que Monsieur Kalfon, adjoint au Maire de Noisiel, a découvert Melun, je m’étais habitué à sa méconnaissance des dossiers melunais, bien compréhensible quand on fait du tourisme politique.

Je m’étais également habitué à certaines approximations et aux promesses démagogiques (demain on rase gratis).

Mais il est un sujet sur lequel il faut rétablir la vérité.

Reprenons l’histoire depuis le début : en octobre 2012, la majorité socialiste du Conseil régional, à laquelle appartient en tant que conseiller régional l’adjoint au Maire de Noisiel, supprime purement et simplement le projet de pont aval de Melun du Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF), bloquant de fait tout projet de contournement de la Ville et donc son désengorgement.

Puis, en février 2013, le Conseil général de Seine-et-Marne est appelé à rendre son avis sur ce SDRIF. Censé être plus proche des préoccupations de Melun que les socialistes du Conseil régional, j’espérais ardemment une réinscription par le Conseil général du pont aval dans le SDRIF. Il n’en fut rien.

J’avais alors dénoncé l’irresponsabilité des élus socialistes des deux assemblées qui condamnaient l’agglomération melunaise à l’asphyxie.

Depuis cette date, je n’ai eu de cesse d’intervenir auprès de tous les acteurs de ce Schéma Directeur, pour finir en écrivant directement au Président du Conseil régional Monsieur Jean-Paul Huchon, par une lettre dont la presse s’est récemment fait l’écho.

Hier, vendredi 18 octobre 2013, le Conseil régional a réinscrit le pont aval de Melun dans le SDRIF. C’est une excellente nouvelle car cela signifie que le principe d’un désengorgement de Melun, et à plus long terme, son contournement, restent possibles.

C’est pourquoi je ne peux pas accepter que Monsieur Kalfon, après avoir voté pour la suppression du pont aval en 2012, s’attribue le mérite de son rétablissement – rétablissement qui résulte de l’action conjointe du Groupe UMP au Conseil régional et notamment de Gilles Battail, du Syndicat Mixte d’Études et de Programmation présidé par Pierre Carassus, et du rapport du Commissaire enquêteur.

L’adjoint au Maire de Noisiel tente un enfumage en règle pour faire oublier qu’il avait voté pour la suppression de ce pont, comme le groupe socialiste d’ailleurs, il est vrai que l’avenir de Melun le préoccupait assez peu à l’époque !

Je peux accepter que dans une campagne électorale on souhaite se présenter sous son meilleur jour, mais je refuse que l’on déforme la vérité d’une manière aussi grossière.

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Pont aval et voie de contournement

J’ai déjà évoqué ici les difficultés que j’éprouve à faire avancer ce dossier face à l’idéologie et, disons-le, l’égoïsme des élus de gauche au Conseil régional, au Conseil général et dans les communes avoisinantes.

Rappelez-vous, en début d’année, les élus socialistes du Conseil général avaient fait disparaitre du Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) le pont aval urbain reliant Le-Mée-sur-Seine à Dammarie-lès-Lys. Cette décision, motivée par des raisons purement politiques, avait porté un coup d’arrêt brutal au projet de vois de contournement, pourtant essentiel pour Melun et ses habitants.

Aujourd’hui, constatant l’inaction et le désintérêt dont fait preuve la majorité socialiste au Conseil général et régional, je m’en remets à l’arbitrage de Jean-Paul Huchon, Président de la région Île-de-France et lui adresse une lettre que vous trouverez à la suite de ce billet.

L’avis du Conseil général sur le SDRIF n’étant pas décisionnaire, j’attends de Jean-Paul Huchon qu’il prenne en considération les arguments de la Ville et qu’il réintègre la réalisation de ce pont aval urbain dans le Schéma Directeur de la Région Île-de-France.

Lettre GM-HUCHON

Pour certains, la campagne est déjà lancée

Je comprends tout à fait que Monsieur Kalfon cherche à se créer une notoriété, voire une légitimité à Melun. L’adjoint au maire de Noisiel (ce qui n’est pas la porte à côté), désigné par une poignée de militants socialistes (13 voix contre 10 !), a effectivement du travail pour convaincre de sa bonne foi et de son envie de Melun. Ce genre de parachutage n’a jamais été du goût des Melunais et l’ont toujours fait savoir à ceux qui, auparavant, ont déjà tenté l’aventure.

Pour rattraper son retard, Monsieur Kalfon n’hésite donc pas à tirer à vue et dans tous les sens, démontrant par là son cynisme politique et son ignorance des dossiers melunais.

Je dis cynisme politique car Monsieur Kalfon feint de s’étonner que le désengorgement de l’Avenue Thiers et le projet de voie de contournement ne soient pas déjà réalisés. Pourtant, en tant que président de la Commission Transport du Conseil régional d’Île-de-France, il n’est pas sans savoir que c’est la majorité socialiste et écologiste du Conseil de Seine-et-Marne qui a fait disparaître le pont aval du Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF).

Cynisme politique toujours, car il ne peut pas ignorer non plus que la même majorité au Conseil général a décidé, par un vote en mars dernier, de donner un droit de veto individuel à chacun des opposants au projet de contournement de l’agglomération.

Je dis également ignorance des dossiers melunais car Monsieur Kalfon méconnaît sans doute que j’ai demandé l’application d’une mesure prévue par le Grenelle de l’environnement, votée par l’ancienne majorité à l’Assemblée nationale, et qui entrera en vigueur le 1er octobre 2013: l’éco-taxe pour les poids lourds traversant Melun. Cette mesure devrait permettre une baisse significative du trafic poids lourd notamment sur les grands axes rentrants de Melun, comme l’Avenue Thiers.

Ignorance ensuite car nous soutenons le projet de T-Zen (transport en commun en site propre).

Ignorance enfin car nous avons renforcé l’offre de transport en commun sur le réseau Mélibus de l’agglomération melunaise depuis le 18 mars, avec une hausse du nombre de courses et la création d’une nouvelle ligne afin d’inciter à utiliser les transports en commun.

Monsieur Kalfon cherche également à créer des polémiques là où il n’y en a pas. Le futur pôle Gare de Melun est un projet très important et il est légitime que les riverains s’inquiètent des conséquences qu’auront les travaux sur la vie de leur quartier ainsi que du nouveau visage du pôle.

Je suis d’ailleurs étonné que Monsieur Kalfon soit si virulent contre ce projet, lui qui est soutenu par des conseillers municipaux élus sur une liste qui voulait faire de ce quartier un « nouveau Manhattan » !

Des expositions et des réunions publiques ont eu lieu afin de présenter le projet, les habitants ont donc pu s’exprimer et faire part de leurs remarques. Mais la concertation ne s’arrêtera pas là. Mon équipe et moi-même, ainsi que celle de l’agglomération Melun Val de Seine, allons continuer d’aller à la rencontre des Melunais afin de recevoir leurs observations.

Il en va de l’image et du développement de la Ville et du bien-être de chaque habitant.

J’invite donc Monsieur Kalfon à moins d’arrogance et à plus de fond. Melun voit aujourd’hui se concrétiser de nombreux projets lancés il y a maintenant 10 ans. Je travaille pour tous les Melunais et je ne laisserai pas la démagogie politicienne réduire nos efforts à néant.

Les plumes du paon…

Voilà que l’Opposition dans toutes ses composantes redécouvre les problèmes de circulation qui se posent à Melun et à notre agglomération. C’est un comble quand on sait qu’avec leurs complicités politiques, celles des Verts à la Région, celle des Socialistes au Conseil général avec en pointe le Conseiller général du Mée-sur-Seine, ils s’opposent par tous les moyens à l’inscription de la voie de contournement dans le schéma directeur de la Région Île-de-France, voie absolument indispensable pour régler définitivement les problèmes de circulation dans l’agglomération melunaise.

On ne peut pas reprocher à la Majorité municipale que je conduis d’être tenace en la matière et d’avoir toujours suivi la même ligne politique : obtenir pour Melun deux ponts supplémentaires, l’un en aval, l’autre en amont et la réalisation d’une véritable voie de contournement.

Celles et ceux qui se parent aujourd’hui des plumes du paon pour tenter de faire croire qu’il y aurait des solutions alternatives pour régler les questions de circulation dans Melun sont, chacun doit le savoir, les responsables de la situation actuelle. Ils ont combattu depuis des années contre les intérêts des habitants de Melun et de son agglomération en défendant d’autres intérêts : ceux des plates-formes logistiques qui se sont implantées autour de Melun et notamment à Sénart, ceux des pseudos amoureux de la nature en défendant la forêt de Bréviande, qui n’est pas menacée, mais en oubliant la forêt de Fontainebleau qui est aujourd’hui traversée par des milliers de poids-lourds qui viennent ensuite asphyxier l’avenue Thiers à Melun.

Contrairement à ce que l’Opposition municipale affirme, le transit des poids-lourds n’est pas local, il est national et même international. Toutes les enquêtes le démontrent et il ne sert à rien de faire croire aux Melunais que d’autres solutions que la voie de contournement existent alors que partout en France de telles voies ont été réalisées, notamment dans des communes ou des agglomérations gérées par la Gauche et leurs alliés Verts.

Ce n’est donc pas en changeant de politique tous les quatre matins pour tenter de séduire l’opinion que l’on démontera sa capacité à gérer les problèmes à long terme.

Ce que je défends pour ma part et je n’ai jamais changé d’avis avec la Majorité municipale actuelle, c’est la construction de deux ponts et d’une voie de contournement qui permettra alors de véritablement modifier le plan de circulation de Melun en l’adaptant à une autre réalité.

Pour autant, je considère que ce que nous avons entrepris avec l’agglomération en matière de transport en commun en site propre, en matière de construction de pistes cyclables est la preuve qu’avec pragmatisme, nous pouvons commencer à améliorer la situation dans Melun intra-muros.

Mais rien, et c’est là l’erreur de l’Opposition, ne se réglera au seul niveau de Melun, les questions de circulation doivent être traitées en priorité au niveau de l’agglomération.

Faire croire autre chose aux Melunais, c’est non seulement les endormir, mais c’est les tromper.

La pétition de Monsieur Guérin ne fait pas recette

Monsieur Guérin, conseiller général du canton du Mée-sur-Seine, conseiller municipal du Mée-sur-Seine, mais surtout Chef de cabinet de Jean-Marc Ayrault, cherche vainement à mobiliser contre le projet de voie de contournement de Melun, pourtant essentiel pour toute la Communauté d’agglomération. Pour cela, il n’hésite pas à utiliser des arguments simplistes et démagogiques. Preuve en est de ses difficultés à recruter des adeptes, sa pétition ne compte que 1030 signatures quand celle que j’avais lancée en 2007 en faveur de cette voie affichait presque 7500 paraphes.

Depuis cette action, les socialistes au pouvoir au département et à la région n’ont eu de cesse de bloquer toute initiative sur ce sujet. Ils refusent tout compromis et ne proposent aucune solution de remplacement, laissant Melun assumer seule un trafic routier et poids-lourds qui profitent à toute l’agglomération.

Retrouvez ma réaction à cette pétition dans l’article du Parisien en date du 2 mai 2013.

Réponse pétition Guérin 02-05-2013

Démagogie et incohérences

Je me réjouis que le groupe local Europe Ecologie – Les Verts comprenne les difficultés des habitants de l’Avenue Thiers à Melun et s’intéresse enfin à leur sort !

Dans un billet publié le 30 mars sur leur blog, les élus de ce groupe consentent à reconnaître un problème de circulation. Mais pourquoi alors les élus verts au Conseil général et au Conseil régional sont-ils hostiles au contournement de l’agglomération ?

Il n’est plus acceptable aujourd’hui que Melun soit le réceptacle d’une autoroute qui alimente, comme ils le précisent dans leur billet, une agglomération de 250 000 habitants, avec plus de 90 000 véhicules par jour. Les élus verts comprennent que les communes avoisinantes s’opposent au projet de contournement de Melun alors que le trafic poids-lourds subit par la Ville Préfecture vient en partie des zones de logistique installées sur ces communes.

Ils préconisent la construction de plusieurs ponts pour une meilleure répartition du flux, ce que je demande depuis des années. C’est oublier que c’est la majorité de gauche, qu’ils soutiennent au Conseil général, qui a effacé cette possibilité dans le dernier Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF), le pont prévu en aval de l’agglomération ayant disparu du projet.

Ils demandent d’autres modes de transport pour faire baisser le trafic alors que nous avons lancé et soutenu le projet T-Zen, projet important de réaménagement du territoire de l’agglomération.

Ils réclament une augmentation de la fréquence des bus, alors que l’offre de transport a été renforcée sur le réseau Mélibus de l’agglomération melunaise depuis le 18 mars, avec une hausse du nombre de courses et la création d’une nouvelle ligne.

Enfin, ils souhaitent revoir le plan de circulation dans Melun et notamment près de la Gare, alors que cette problématique a déjà été intégrée dans tous les projets de rénovation urbaine effectués ou en cours sur le territoire de Melun.

Toutes ces mesures prouvent bien les efforts déployés par Melun pour pallier l’absence de courage dans les instances départementales et régionales.

La volonté politique des élus de la majorité municipale est bien là mais c’est la gauche au Conseil général qui a la main sur ce dossier épineux du désengorgement de Melun. Je me bats depuis des années pour qu’une solution acceptable soit trouvée. L’eco-taxe que j’ai proposée ne rentre pas dans un calendrier électoral comme le suppose le groupe EELV, mais est tout simplement l’application des lois votées dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Les Verts sont-ils opposés aux dispositions du Grenelle de l’Environnement ?

Si quelqu’un fait de l’électoralisme, c’est plutôt leur allié, Monsieur GUERIN, conseiller général et Chef de cabinet de Monsieur AYRAULT, qui, en 2011, réclamait un pont en aval dans un tract et fait maintenant signer une pétition contre ce même pont ! Cherchez la cohérence !

Les Vert, qui sont comme la pastèque, vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur, considèrent que 8% de poids lourds dans la circulation c’est négligeable ! S’ils savaient compter, ils sauraient que cela représente, sur l’Avenue Thiers, 3 camions à la minute, en moyenne.

Finalement, ils sont fidèles à leur réputation d’irréalisme, de démagogie et de méconnaissance des dossiers.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Trop c’est trop !

Le dernier avis de modification du Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) adopté par la majorité socialiste du Conseil général de Seine-et-Marne est une véritable provocation et presque une déclaration de guerre contre la Ville de Melun et son agglomération !

Ni plus, ni moins, ce vote revient à bloquer la réalisation d’un deuxième pont à l’aval de l’agglomération de Melun et, disons-le tout net, réduit à néant tous les efforts jusque-là déployés afin de mettre sur pied la voie de contournement. Désormais, il faudra l’accord « de l’ensemble des conseillers généraux et des maires des communes concernées » et non plus simplement l’accord du Conseil général et des communes.

On l’a bien compris, il s’agit de donner un droit de veto individuel à chacun des opposants au projet. Dans ce système ubuesque, voulu par les socialistes, c’est la minorité qui va faire la loi ! Dorénavant, un seul maire ou un seul conseiller général pourra anéantir la totalité du projet !

Cela fait des années que je me bats pour que Melun obtienne qu’une voie de contournement soit bâtie afin de décongestionner la Ville et notamment l’Avenue Thiers. Des études, en accord avec les communes et le Conseil général, ont été lancées concernant cette voie mais aussi la création de deux ponts en aval et un pont en amont de Melun, cela avait pris du temps mais le projet avançait à son rythme. C’est un coup d’arrêt brutal que vient de porter le Conseil général de Seine-et-Marne.

Je me rends compte que pour de basses raisons électoralistes, la défense de la qualité de vie des Melunaises et des Melunais est piétinée. Monsieur Jean-Pierre GUERIN, conseiller municipal et conseiller général au Mée-sur-Seine, mais aussi chef de cabinet de Jean-Marc Ayrault, maintient sans doute sa position en vue des prochaines échéances municipales pour ne pas perdre un électorat écologiste qui pourrait lui être bien utile, et ce, au mépris de la santé et du bien-être de milliers d’habitants de Melun et de l’agglomération Melun-Val de Seine.

Je n’ai pas hésité en 2007 à bloquer l’Avenue Thiers afin d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur cette voie de contournement. Je n’hésiterai pas à renouveler ce genre d’opération spectaculaire si ce dossier venait à être de nouveau stoppé. Il en va de la qualité de vie des Melunais et du développement de la Ville, raisons d’être de mon engagement en politique.